Quoi?
Après avoir traîné ma valise de 25 kilos toute la journée, aujourd'hui je vous annonce que je suis raqué des doigts.
WTF?
j'travaille pas dans l'beurre
Parti étudier à Paris, notre héros se laisse aller à des divaguations, les écrit, et les met à la disposition du monde afin d'éduquer, de renseigner et de douloureusement lasser ses lecteurs.
Après avoir traîné ma valise de 25 kilos toute la journée, aujourd'hui je vous annonce que je suis raqué des doigts.
WTF?
j'travaille pas dans l'beurre
Écrit par
Éric
à10:50 a.m.
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Aterrissage réussi, une demi-heure d'avance, tout baigne. Le vol a été sans incident, et je demeure ahuri qu'on puisse franchir 5529km en seulement 6 heures et demie. Ça fait quand même plus de 850km/h, tout ça, à moins que je me gourre.
J'aterris donc à midi trente, heure de Paris. Le temps de passer les contrôles de passeport et les douanes (ha! une étampe dans le passeport après un regard d'une demi-seconde, et même pas de douanier - mon cidre de glace est passé sans coup férir) et je me grille une clope bien méritée.
Je fraternise un brin avec mes collègues de l'OFQJ, pauvres types comme moi qui viennent voir dans les vieux pays si ils y seraient pas. Aucun d'eux n'a trouvé son appart, encore. Ils me trouvent admirables. Je vous avais bien dit que c'étaient des pauvres types.
Après un petit tour d'autobus (l'autobus S? Non. Pas de chapeau à ruban tressé ici. Points bonis à quiconque trouvera cette référence), nous sommes attablés devant un petit déjeûner léger: croissants, chocolatines, brie et baguettes, le kit, quoi. La bouffe d'Air Transat faisant tout à fait honneur aux standards de la nourriture aéroportée, nous mangeons goulûment.
(Sérieux, c'est fou, mais je pense que c'est l'altitude qui rend la bouffe infecte: même le Pepsi goûtait la merde.)
Il est maintenant 14h30, je dois partir pour aller rejoindre Charlène, la fille qui me loue l'appart sur Montmartre. On a rendez-vous à 15h30.
Le métro de Paris est moins efficace qu'il n'en a l'air. J'arrive à 15h45, point de Charlène en vue. J'attends jusqu'à 16h45, puis j'appelle. En fait, je dois acheter une carte de téléphone, mon cellulaire ne fonctionnant point hors-North America.
Je finis par la rejoindre, et j'apprends la raison de son invisibilité: elle travaille. "Je bosse jusqu'à 20h30" me dit-elle. On se donne donc rendez-vous à 20h30 dans un café du coin.
Ce qui veut dire que je vous écris, non pas de mon coquet chez-moi (d'ailleurs, quand on parle de Paris, ne dit-on pas qu'on y a un 'pied-à-terre'?) mais d'un sympathique resto à côté dudit café, le Grand Corona. Je viens de me taper ma première bouffe correcte depuis le souper d'hier. Mais quelle bouffe! Magret de canard, chutney de melon et pommes de terre purée maison... et comme dessert, une crème brûlée citron et agrumes. Menoum.
En plus, on peut fumer dans les restos, ici. J'capote.
teeeerneneerneneerh, teeeerneneerneneerh, teh-tehneer neeeeeer
Écrit par
Éric
à12:15 a.m.
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J'suis maintenant dans l'aéroport, j'ai vue imprenable sur le monstre de métal qui va me transporter de l'autre bord du gros lac qui séparait jadis les succursales de leur maison-mère.
J'ai jamais été aussi énervé de ma vie. J'ai peut-être fumé quatre clopes en cinq minutes avant de passer les douanes. La prochaine que je vais voir, ça va être sur un autre fucking continent.
Yee-haw, les boys, c'est parti.
there's no sensation to compare with this
Écrit par
Éric
à4:56 a.m.
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Catégoriesangoisse,avant le départ,avion
Bon. Les adieux sont faits, tout est dit. Je pars, aujourd'hui.
Je viens de me réveiller, et je sais que la journée va être frénétique. Je prends deux minutes pour respirer, avant de commencer cette course folle qui va m'amener de l'autre côté de l'Atlantique.
Est-ce que je tourne une nouvelle page de ma vie? Est-ce qu'aujourd'hui est le jour où je deviens vraiment quelqu'un, où je prends le contrôle de ma destinée? J'pense pas. Je pense que ça va être vraiment génial là-bas, bien sûr.
Mais je ne crois pas que ça va me changer. Je pense revenir de Paris le même. Chargé d'histoire(s) et d'images, mais la même personne.
La prochaine fois que je réécris ici, c'est dans l'avion, ou en France.
Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.
c'est loin en titi
Écrit par
Éric
à4:20 p.m.
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Catégoriesangoisse,avant le départ
Vous savez que j'adore les emmerdes aministratives. Elles me donnent l'impression d'être, you know, vraiment en vie.
J'ai comme le sentiment que je n'ai rien vu, à date - d'où le titre de cet article, laissant présager une probable continuité.
Pour avoir son visa, on doit aller au Consulat de France et s'y présenter avec assez de papier pour arracher une larme à Richard Desjardins. Deux copies du formulaire de visa, trois photos (dont deux collées sur le formulaire en question - du ruban gommé, ça ne compte pas), un original et une copie de la lettre d'admission de l'université d'accueil, un original et une copie du certificat de garantie financière, un original et une copie de la lettre de bourse, un original et une copie du passeport, et un original et une copie d'un formulaire SG-401-Q, soit l'entente entre la RAMQ et le gouvernement français qui veut dire que si je me pète la gueule alors que je visite le noble pays de mes ancètres, l'État québécois va me rembourser mes frais médicaux.
J'avais oublié de remplir ce papier-là.
J'me suis kické, fort et longtemps: il ne suffit pas que je remplisse ce formulaire gentiment, sur la table de la salle d'attente. Non. Il doit être en partie rempli par un représentant de l'Université, puis par quelqu'un de la RAMQ. Je me suis donc rendu à l'Université.
Après avoir attendu une demi-heure que la seule personne habilitée à signer ce papier ait terminé son téléphone ("Ça devrait pas être bien bien long, il doit sortir au plus tard pour midi, c'est là qu'on va dîner", dixit la secrétaire à 11h25). Il sort à 11h50, et me signe mon papier.
J'arrive au métro pour me rendre compte que je n'ai pas vraiment le temps de me rendre à la RAMQ (métro Place-des-Arts) et de revenir à temps pour faire mon émission de radio (feu Pète Pis Répète, RIP). Je décide donc de me reprendre le lendemain.
J'arrive très tôt à la RAMQ, et j'y passe rapidement. En fait, relativement rapidement: n'oublions pas qu'il s'agit ici de fonctionnaires provinciaux. Il n'y a eu le temps que pour une ou deux glaciations avant que mon numéro soit appelé. J'enlève de mes membres les millions de fils d'araignée qui s'y sont pris et je me dirige hardiment vers le cubicule 147. On me signe le papier. Rien à signaler ici, je me sens prêt à de nouvelles aventures.
Arrivé au consulat, après moult confusion par rapport à laquelle des salles d'attente je devais occuper, je finis par être rencontré par le mec en charge du Service Culturel. Je n'ai toujours pas su découvrir de quel niveau de culture ce service relève, car son job est de vérifier si j'ai tous les papiers nécessaires, de les cocher et d'imprimer une petite feuille disant 'OK' afin de me retourner dans la même salle d'attente, pour voir la demoiselle qui me fera mon visa, pour vrai.
Mémo: les chaises de salles d'attente, en France, sont absolument inconfortables, quoique très design.
La demoiselle arrive, elle a l'air sympathique. Je la suis dans son bureau.
Mémo: les fonctionnaires françaises ont peut-être l'air sympathique jusqu'à ce qu'elles arrivent dans leur bureau. Elles deviennent alors rien de mieux que des hyènes affamées en SPM.
Elle possède un bureau en coin, au vingt-sixième étage de la Place Ville-Marie. En entrant, je dis "Hé... vous avez une belle vue, d'ici..." Sa réponse? "C'est c'qu'on dit." Ça va être le fun.
Finalement, elle réussit à trouver ce sur quoi elle va s'accrocher pour me faire passer un mauvais quart d'heure. Je n'ai pas reçu d'original de ma lettre d'acceptation: seulement un PDF.
"Ce n'est pas un original, ça", me dit-elle. Après dix bonnes minutes d'argumentation, elle me lance "Écoutez, vous manquez vraiment de sérieux, c'est un processus administratif extrêmement sérieux et important, et vous m'arrivez avec ÇA? Plus vous argumentez, plus j'ai le goût de simplement vous refuser le visa."
Le téléphone sonne.
Après quinze minutes, elle raccroche et se met à l'ouvrage. On croirait qu'elle a complètement oublié notre conversation d'il y a quelques minutes. Elle me renvoie dans la salle d'attente, où je reçois finalement mon passeport, avec le visa à l'intérieur.
J'ai battu la bureaucratie.
tu ne m'écoutes pas quand je parle
Écrit par
Éric
à10:23 a.m.
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Catégoriesavant le départ,bureaucratie,emmerdes,maudits français
Après quelques jours à poster quotidiennement, il ne se passe plus rien ici.
Pourquoi? C'est bien simple. Je n'ai plus rien à faire.
Oh, oui, j'ai des petits trucs: aller chercher mes Euros, des choses comme ça - mais, franchement, à part les dernières émissions à préparer, j'ai juste ma valise à faire.
ÇA, ça va être le fun.
i'll pack my bags, oh lord i'm a travelin man's man
Écrit par
Éric
à11:28 p.m.
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Catégoriesangoisse,avant le départ
Évidemment, je dois fêter avant de partir. Et ce doit être épique.
Vous, qui lisez ceci, êtes donc cordialement invités au Yer'Mad, ce sympathique pub breton situé au coin St-André et De Maisonneuve, vendredi le premier septembre.
J'y serai vers neuf heures, et je vous défie au baby-foot. Soyez-y!
bébé amène ton cul enweille amène-lé don'
Écrit par
Éric
à10:28 p.m.
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Catégoriesavant le départ,bière
Vous savez tous que je fais de la photo, et que j'aime ça. Il va donc de soi que j'utilise ce site aussi comme album photo.
C'est là que les choses se compliquent.
Si vous voulez laisser des commentaires directement sur les photos, ou si vous voulez les voir en gros, il faut que vous vous enregistriiez. C'est très simple, ça demande un compte Yahoo!.
Vous pouvez toujours laisser des commentaires sur le blogue sans problème, sans avoir à vous créer de compte sur Blogger, mais si vous en avez déjà un, vous pouvez vous en servir, ça sera chouette. Si vous avez un compte Google, ça marche aussi.
je le prends avec de la moutarde
Écrit par
Éric
à5:38 p.m.
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Catégoriesavant le départ,photos
Maintenant que tout est prêt et que je n'ai plus rien de réellement effrayant qui m'attend, je ne peux évidemment pas rester juste content. Ben non. Il me faut quelque chose après quoi m'accrocher pour avoir ma dose d'angoisse quotidienne.
Cette grande appréhension est celle de devoir passer quasiment dix heures dans l'avion, sans pouvoir fumer.
Je pense que je vais entrer dans l'avion très saoûl, pour ainsi m'endormir dès que je vais m'asseoir, et me réveiller à Paris. Quand je dors, je ne fume pas.
Mais non, voyons. J'ferai pas ça.
Je vais évidemment sortir fumer sur l'aile droite, ils y ont placé une section fumeur. C'est un peu venteux, mais on a une belle vue, paraît-il.
cette ville va me rendre complètement fou
Écrit par
Éric
à3:25 p.m.
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Catégoriesangoisse,avant le départ,avion,clopes
Pour ceux qui se demandent où se situe mon appart, le voici. J'y serai de la fin septembre à la fin décembre. La flèche verte, à droite, est mon appartement. Le truc brun, à gauche, est la tour Eiffel.
Merci.
how you got started sittin' in your little room
Écrit par
Éric
à1:37 a.m.
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Catégoriesappart,avant le départ
Je pars étudier à Paris, pour une session. Le choix de cours est fait, le visa est obtenu, les billets d'avion sont payés.
En fait, les billets d'avion sont sur Visa. Visa n'a pas été payé, mais Air Transat, oui, alors ça compte.
Tout est en place. Neuf jours.
Mon départ est à Dorval, à 23h35, dimanche le trois septembre.
Fébrile, déjà. J'ai déjà les papillons quand je vois passer les avions au-dessus de moi. Mais, bon; faudrait quand même pas que je me mette à obséder là-dessus.
Après tout, il reste encore beaucoup de bière à boire avant de partir.
le vent me sèche les dents et me plisse les yeux
Écrit par
Éric
à9:38 p.m.
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Catégoriesangoisse,avant le départ,bière