05 septembre 2006

Arrivé, content et fucking fatigué

Aterrissage réussi, une demi-heure d'avance, tout baigne. Le vol a été sans incident, et je demeure ahuri qu'on puisse franchir 5529km en seulement 6 heures et demie. Ça fait quand même plus de 850km/h, tout ça, à moins que je me gourre.

J'aterris donc à midi trente, heure de Paris. Le temps de passer les contrôles de passeport et les douanes (ha! une étampe dans le passeport après un regard d'une demi-seconde, et même pas de douanier - mon cidre de glace est passé sans coup férir) et je me grille une clope bien méritée.

Je fraternise un brin avec mes collègues de l'OFQJ, pauvres types comme moi qui viennent voir dans les vieux pays si ils y seraient pas. Aucun d'eux n'a trouvé son appart, encore. Ils me trouvent admirables. Je vous avais bien dit que c'étaient des pauvres types.

Après un petit tour d'autobus (l'autobus S? Non. Pas de chapeau à ruban tressé ici. Points bonis à quiconque trouvera cette référence), nous sommes attablés devant un petit déjeûner léger: croissants, chocolatines, brie et baguettes, le kit, quoi. La bouffe d'Air Transat faisant tout à fait honneur aux standards de la nourriture aéroportée, nous mangeons goulûment.

(Sérieux, c'est fou, mais je pense que c'est l'altitude qui rend la bouffe infecte: même le Pepsi goûtait la merde.)

Il est maintenant 14h30, je dois partir pour aller rejoindre Charlène, la fille qui me loue l'appart sur Montmartre. On a rendez-vous à 15h30.

Le métro de Paris est moins efficace qu'il n'en a l'air. J'arrive à 15h45, point de Charlène en vue. J'attends jusqu'à 16h45, puis j'appelle. En fait, je dois acheter une carte de téléphone, mon cellulaire ne fonctionnant point hors-North America.

Je finis par la rejoindre, et j'apprends la raison de son invisibilité: elle travaille. "Je bosse jusqu'à 20h30" me dit-elle. On se donne donc rendez-vous à 20h30 dans un café du coin.

Ce qui veut dire que je vous écris, non pas de mon coquet chez-moi (d'ailleurs, quand on parle de Paris, ne dit-on pas qu'on y a un 'pied-à-terre'?) mais d'un sympathique resto à côté dudit café, le Grand Corona. Je viens de me taper ma première bouffe correcte depuis le souper d'hier. Mais quelle bouffe! Magret de canard, chutney de melon et pommes de terre purée maison... et comme dessert, une crème brûlée citron et agrumes. Menoum.

En plus, on peut fumer dans les restos, ici. J'capote.

teeeerneneerneneerh, teeeerneneerneneerh, teh-tehneer neeeeeer