06 septembre 2006

Drôle de journée

Drôle de journée aujourd'hui. Première journée sans valise, en vrai parisien. Bon, je connais pas tant de vrais parisiens qui marchent sur les quais de la Seine en écoutant du Caféïne, mais, you know, c'est l'esprit qui compte. Semble-t-il que les vrais parisiens préfèrent peinturer leur péniche plutôt que d'écouter l'excellent album qu'est Gisèle. Comme disent les portuguais, it's their loss.

Drôle de journée aussi parce qu'en tant que vrai parisien, je n'ai rien fait de vraiment français... OK, à part acheter du vin. En fait, j'ai fait plein de choses françaises, mais vu que ce n'est pas américain, ce n'est définitivement pas typique des parisiens normaux.

J'ai mangé du fast-food, certes, mais c'était une chaîne française, alors il y avait pas tant de monde. D'ailleurs, Quick a la brillante idée de mettre à la vue des clients les infos nutritionnelles de leur bouffe, ce qui est probablement beaucoup plus démoniak que leur burger au bacon. Quoi que, je dois l'admettre, le pain rouge, c'est une très bonne idée marketing.

J'ai aussi acheté de la musique, aujourd'hui - de la musique française non-rap, alors encore une fois totalement atypique. À la fnac, j'ai déniché Paris Calling, un petit CD-compil de "la nouvelle scène rock parisienne, pour la première fois sur disque". Vous me connaissez, si c'est nouveau et que ça a l'air bon, j'prends la chance. J'ai pas encore écouté, mais ptêt bien que vous allez entendre jouer ce CD-là à CISM dans pas trop longtemps.

J'ai aussi pris un café. Un vrai. Comme prévu, il ne s'en trouve que chez Starbucks, d'où je vous écris donc. Pour vrai, il ne semble exister nulle part où un quidam de ma trempe pourrait acheter un café-filtre. Le plus près semble être l'américain, mais ce n'est qu'un espresso allongé, qui peine à remplir une demi-tasse. Une demi-tasse d'amertume et de regret. Je ne sais pas - peut-être les gens s'en font-ils chez eux? Je n'en sais rien, mais une chose est sure: ce ne sont certainement pas les établissements de café qui le font pour eux.

En fait, j'ai profité de cette journée officiellement annoncée comme une journée de récupération-décalage-horaire pour terminer mon installation comme résident semi-permanent (et non plus simple touriste): j'ai acheté ma passe mensuelle de métro (à un joli €52,50, ce qui est légèrement plus cher que la CAM, mais couvre les fucking SEIZE lignes de métro de Paris) je me suis acheté un cellulaire, le mien ne fonctionnant guère hors des Colonies (vous pouvez m'appeler, en cas d'urgence seulement, en composant le numéro 011 33 6 75 38 53 10. Il est à la carte, alors c'est vraiment mieux d'être important. Merci.)

D'ailleurs, parlant de manières de me rejoindre, je vous annonce que vous pouvez maintenant me parler sur Skype, en utilisant le petit bouton à droite, qui ressemble à ceci:My status. Skype est, pour les non-geeks, un programme gratuit permettant de parler via internet, à n'importe qui (tant qu'il ou elle possède le programme) gratuitement, et à absolument n'importe qui, peu importe où, de votre ordi à un "vrai" téléphone, pour 2,4¢ par minute. En un mot, c'est très pratique, et je suis loggé dessus dès que je suis à l'ordi. N'hésitez pas à m'appeler si vous m'y voyez, là ça ne me coûte rien. Il faut cependant avoir téléchargé le logiciel.

call me baby anytime