09 octobre 2006

Quand l'Histoire rencontre l'Art

Dimanche, 17h. Je retourne chasser l'art contemporain. La Nuit Blanche est peut-être terminée à Paris, mais le château de Versailles a prolongé sa programmation nuitblanchesque jusqu'à dimanche. Joie et bonheur.

Je rencontre Phil, deux autres québécois et deux allemands, et nous prenons le RER en direction du Palais.

Malheureusement, après les splendeurs de la BnF hier, il nous est difficile de s'extasier devant un plan d'eau sur lequel est projetée une horloge digitale, dont les chiffres, à chaque minute et au son d'un gong, deviennent flous. Nous nous sommes même mis à scander le traditionnel décompte jour-de-l'an quand il était sur le point d'être 22h. Désolé pour le manque de respect envers l'artiste, mais quand une oeuvre est insignifiante, il faut bien en parler. De même pour les poulets en chocolat qui fondent sous les projecteurs.

Par contre, peindre des carrés bleus sur la grande galerie de l'Orangerie, c'était plutôt bien songé. Remarquez: il ne s'agit pas de simplement peindre des carrés sur les murs: les formes ont été projetées d'un côté de la galerie avant d'être peintes, pour que les visiteurs qui arrivent dans la galerie soient présentés à un quadrillé parfait malgré la perspective.

Aussi réussie, la fontaine de l'Orangerie parfumée à l'oranger, et teinte d'un orange fluo rehaussé par des spots ultraviolets. Bien joué.

Vers 23h, nous quittons Versailles, vers un repos bien mérité. La visite a été bien, mais absolument incomparable à ce que nous avons vu hier. Enfin: Versailles reste Versailles, un univers majestueux et faste, que je devrai revisiter avant mon départ.

j'ai appliqué la nitro sur la pâte filo